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Sécuriser le logement des personnes âgées : tout un programme !


29/09/2010
Se prendre les pieds dans un tapis, chuter dans l’escalier, s’ébouillanter, glisser dans la baignoire, se cogner à un meuble, tomber d’un escabeau, trébucher sur des fils électriques…autant d’accidents qui nous arrivent à tous, mais dont les conséquences pour les personnes âgées peuvent être dramatiques.
 
En effet, selon les derniers chiffres de l’Institut de veille sanitaire publiés en 2010, les deux tiers des 18 500 décès annuels par accidents de la vie courante (AcVC) surviennent chez les personnes âgées de plus de 74 ans.
 
Devant les suffocations, les noyades, les intoxications et les accidents causés par le feu, les chutes s’avèrent les plus meurtrières : 8 000 personnes âgées de plus de 65 ans en décèdent chaque année. Ces chiffres sont d’autant plus préoccupants que la population âgée de 75 ans et plus augmente de façon continue en France. Deux Français sur dix ont actuellement plus de 60 ans ; cette proportion passera à trois sur dix en 2025.
 
Afin de diminuer le nombre d'accidents de la vie courante (18 500 décès par an), le gouvernement lance une expérimentation sur la mise en sécurité du logement des personnes âgées. On dénombre 8 000 décès annuels par chute chez les personnes âgées de plus de 64 ans.
 
Dans ce contexte, le plan 2 du développement des services à la personne lancé conjointement par Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, et Laurent Hénart, président de l’Agence nationale des services à la personne (ANSP), le 24 mars 2009, prévoit de rendre éligible aux exonérations fiscales et sociales l’audit du domicile des particuliers au regard des risques de la vie courante. Grâce à ce nouveau dispositif, toute personne âgée qui effectuera des petits travaux à domicile bénéficiera, sur les charges de main d’œuvre, d’une réduction d’impôt égale à 50% des sommes restées à sa charge.
 
Dans le cadre de cette mesure, l’Agence nationale de services à la personne (ANSP) et la CSC, en partenariat avec l’ensemble des réseaux d’intervention à domicile, les acteurs des services à la personne et de la retraite, lancent une expérimentation visant à sécuriser le logement des personnes âgées.
 
Lancé le 28 septembre dernier par Hervé Novelli, secrétaire d’Etat en charge de la Consommation, et Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, le programme débute ce second semestre avec la mise en place du dispositif par cinq mutuelles, organismes de retraite et de prévoyance. En effet, la Caisse nationale d’assurance vieillesse, la Fédération des particuliers-employeurs de France – IRCEM, la Fondation des Caisses d’épargne pour la solidarité, Malakoff Médéric et la Mutualité sociale agricole vont financer des actions de repérage des risques domestiques.
 
A cette fin, les acteurs des services à la personne et plusieurs experts de l’aménagement du logement ont élaboré une grille de repérage destinée aux intervenants à domicile. L’évaluation des risques d’accidents encourus par la personne âgée visitée permettra de préconiser la mise en œuvre de petits travaux d’adaptation du logement. Au-delà des mesures de bon sens (rouler un tapis, déplacer des meubles encombrants, ranger les ustensiles de première nécessité à portée de main), des petits travaux d’aménagement sont facilement réalisables à des coûts très raisonnables : l’installation d’une barre d’appui dans la douche, la mise en place d’un allumage automatique de la lumière la nuit, la pose de revêtements de sol antidérapants…
 
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